L’exposition « Licornes ! », qui a eu lieu du 25 octobre 2025 au 1er février 2026 au musée Barberini de Postdam, est présente du 10 mars au 12 juillet 2026 au musée Cluny à Paris. Elle revient sur la longue histoire de la licorne, animal fantastique, nourrissant l’imaginaire de l’Antiquité à l’époque contemporaine. À travers neuf sections thématiques regroupant une centaine d’œuvres, le musée de Cluny organise, avec le GrandPalaisRmn et le Museum Barberini de Postdam, une exposition étudiant l’iconographie de l’animal imaginaire. Une longue préparation de cinq années a permis à Béatrice de Chancel-Bardelot et Michael Philipp, les deux commissaires, de constituer une visite retraçant l’histoire de l’animal et ses significations, sur les différents continents. L’exposition est composée d’œuvres prêtées par de prestigieux musées internationaux : le Rijksmuseum d’Amsterdam, le musée national du Prado à Madrid, le Victoria and Albert Museum de Londres, le Kunsthistorisches Museum de Vienne et le musée du Louvre.
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Archives de catégorie : Expositions
Johann Cox. Le cimetière militaire américain de Luxembourg : entre mémoire et transmission.
Objectif : L’American Battle Monuments Commission (ABMC) cherche à faire réfléchir les visiteurs sur le service, l’expérience et le sacrifice des membres des forces armées qui ont courageusement sacrifié leurs vies pour libérer l’Europe. Cette volonté est mise en pratique lors des visites guidées dont le but est notamment de faire ressentir aux visiteurs une connexion émotionnelle à travers le récit de leurs histoires. Il s’agit également pour les guides de communiquer la mission de l’ABMC aux visiteurs 1 .
- American Battle Monuments Commission, About Us, [https://www.abmc.gov/about-us], consulté le 25 avril 2023 [↩]
Tinchant Hugo. Peter Watkins : l’histoire au service du docu-fiction
Peter Watkins : l’histoire au service du docu-fiction
Peter Watkins est un réalisateur britannique né en 1935. Il est connu pour ses films politisés tels que La Commune ou Punishment Park, que nous allons étudier en détail. C’est un militant pacifiste, anti-impérialiste, anti-américain et antifasciste. Il utilise le concept de docu-fiction : utiliser les codes du documentaire dans le cadre d’une fiction afin de plonger le spectateur en immersion dans une époque où la caméra n’existait pas (La Commune) ou dans une uchronie (Punishment Park). Il associe le contexte de narration et le contexte de sortie afin de mieux dénoncer la répétition des schémas d’oppression. Il critique avec véhémence les médias, constamment dans la quête du sensationnel, qualifiés de « monoforme » : ils utilisent les mêmes codes pour filmer les évènements et pour procurer des émotions aux spectateurs contrôlées par ces mêmes médias. A travers les exemples de La Commune et de Punishment Park, nous allons voir comment Peter Watkins part d’événements historiques pour dénoncer ses contemporains : les médias, les dirigeants et même les dirigés. Continuer la lecture de Tinchant Hugo. Peter Watkins : l’histoire au service du docu-fiction
Baptiste Eychenne. The Brutalist de Brady Corbet, une trajectoire singulière dans le rêve américain
Introduction et synopsis
Ni L’Enfance d’un Chef (2015), ni Vox Lux (2018), les deux précédents métrages de Brady Corbet, jeune réalisateur états-unien, n’avaient fait l’objet d’une sortie au cinéma. Dès lors, s’inviter dans les salles sombres avec une fresque de 3 heures et demie (entracte compris), tournée uniquement en VistaVision, relève de l’entrée tonitruante. En effet, monumental, The Brutalist l’est certes par sa durée, mais surtout par ses ambitions, autant démesurées que maîtrisées. Dissimulé sous les airs d’un biopic historique comme Hollywood sait si bien les usiner, le film prend pourtant le contrepied de toute une industrie et ouvre, par-là, des perspectives excitantes qu’il convient d’aborder sur le plan social puis historique.
The Brutalist conte l’histoire d’un architecte juif et hongrois – Laszlo Toth (incarné par Adrien Brody), personnage fictif qui, fuyant l’Europe au crépuscule de la Seconde Guerre mondiale, vient trouver « l’accueil » et l’avenir aux Etats-Unis. De petits travaux de subsistance en rencontres fortuites, il fait la connaissance d’un baron local, Harrison Van Burren (Guy Pearce), lequel confie à Laszlo la tâche d’ériger un monument architectural sur ses terres. C’est autour de ce chantier d’une vie que se noue la trajectoire de l’immigré hongrois. C’est par lui qu’il exprime son art architectural, le brutalisme, et qu’il découvre en parallèle la brutalité inouïe d’un monde social puis d’un pays auxquels il demeure étranger. Continuer la lecture de Baptiste Eychenne. The Brutalist de Brady Corbet, une trajectoire singulière dans le rêve américain
Hyebin LEE. Marc Riboud, Photographies du Vietnam (1966-1976).

Vue extérieure du bâtiment du Musée Guimet ⒸHyebinLEE
En tant qu’étudiante en histoire coloniale et postcoloniale, je m’intéresse particulièrement à la manière dont l’histoire des pays ayant subi la colonisation est représentée et mémorisée dans des espaces culturels tels que les musées. C’est dans cette optique que j’ai visité l’exposition temporaire du Musée national des arts asiatiques Guimet, situé dans le 8e arrondissement de Paris.
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VICTORIA VEREL. L’EXPOSITION « L’INTIME DE LA CHAMBRE AUX RÉSEAUX SOCIAUX », AU MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS
La question de l’intime et de la vie privée est un sujet bien connu des historiens1 . Selon les époques et les sociétés, l’intimité se définit par des concepts différents. L’exposition du musée des Arts Décoratifs se divise ainsi en deux parties, évoquant des façons multiples de concevoir l’intime. C’est avec une grande diversité d’objets que cette exposition déroule le fil rouge de l’intimité : objets d’art décoratifs, œuvres d’art, design, objets du quotidien, photographies.
- Voir notamment la collection de livres Histoire de la vie privée (cinq tomes), dirigée par Philippe Ariès et Georges Duby, Paris, Le Seuil, 1999 (1re édition 1985-1987). [↩]
Nicole Goutal. Compte-rendu d’exposition : La Chine des Tang au musée Guimet
Le musée Guimet présente environ deux cents œuvres et objets illustrant les différents aspects de la vie chinoise sous la dynastie Tang. Ces objets ont été prêtés par une trentaine d’établissements chinois et cette exposition bénéficie de recherches récentes archéologiques à la suite des travaux de percement du métro à Xi’an (ancienne Chang’an capitale de l’empire des Tang).
Qui sont les Tang ?
Comme l’indique le titre de l’exposition, les Tang sont une dynastie cosmopolite qui a régné sur la Chine entre le VIIe et le Xe siècle. Continuer la lecture de Nicole Goutal. Compte-rendu d’exposition : La Chine des Tang au musée Guimet
Yasmina Si Ahmed. Visite de l’exposition « La naissance des grands magasins 1852-1925 » au Musée des arts décoratifs
L’exposition « La naissance des grands magasins. Mode, design, jouets, publicité, 1852-1925 » s’est tenue du 10 avril au 13 octobre 2024 au musée des arts décoratifs. Il est question des six grands magasins : Au bon Marché (par Aristide et Marguerite Boucicaut, 1852), Les grands magasins du Louvre (par Alfred Chauchard et Charles-Auguste Herriot, 1855), Le Bazar de l’Hôtel de Ville (par Xavier Ruel, 1856), Le Printemps (par Jules Jaluzot, 1865), La Samaritaine (par Ernest Cognacq et Marie Louise Jay, 1870) et les Galeries Lafayette (par Théophile Bader et Alphonse Kahn, 1896). Les références à l’œuvre d’Émile Zola Au Bonheur des dames y sont omniprésentes.
Marjorie Prunet. Visite de l’exposition : Vivre et mourir en Egypte, d’Alexandre le Grand à Cléopâtre, au musée d’Aquitaine.
Du 27 juin au 3 novembre 2024, le musée d’Aquitaine à Bordeaux a accueilli l’exposition ”Vivre et mourir en Egypte, d’Alexandre le Grand à Cléopâtre”. Cette exposition dirigée et organisée par Laurent Védrine (commissaire général de l’exposition, directeur du musée d’Aquitaine), Marie-Pierre Chaufray (directrice d’études en démotique, Ecole pratique des hautes études- PSL) et Raphaëlle Meffre (chargée de recherche, CNRS, AOROC, PSL), a été l’occasion de découvrir différentes facettes de cette société marquée par les deux grandes figures que sont Alexandre le Grand et Cléopâtre, ainsi que de découvrir l’art et la culture dits ptolémaïques du IVe au Ier siècle avant notre ère. L’un des principaux défis à relever était de matérialiser une recherche historique et archéologique, financée par le Conseil Européen de la Recherche (ERC), dont l’objet d’étude est le papyrus et de faire le point sur la recherche actuelle. L’époque a souvent été perçue comme une période de mainmise de la Grèce sur l’Egypte pharaonique, alors que les données actuelles révèlent plutôt que les cultures égyptiennes et grecques se sont rencontrées, mêlées et adaptées à tous les niveaux de la société. L’exposition propose donc un point de vue scientifique solide notamment grâce à son catalogue et sa muséographie, tout en étant accessible et attractive pour le grand public. Elle met également en avant les fonds du collectionneur bordelais Ernest Godard, médecin du XIXe siècle. Continuer la lecture de Marjorie Prunet. Visite de l’exposition : Vivre et mourir en Egypte, d’Alexandre le Grand à Cléopâtre, au musée d’Aquitaine.