Dans notre imaginaire commun contemporain, la Mésopotamie nous paraît quasi légendaire. Nous l’associons aisément à des personnages ou lieux tels que Gilgamesh ou Babylone, mais elle reste très largement méconnue. Située entre le Tigre et l’Euphrate, dans une région correspondant principalement à l’Irak actuel, elle est considérée comme l’un des plus anciens grands foyers de civilisation connus de l’histoire humaine. C’est en Mésopotamie qu’apparaissent les plus anciennes villes connues, les plus anciens États organisés connus, l’écriture cunéiforme, la roue ou encore certaines des plus anciennes formes connues de lois et d’administration. Une grande partie des bases de nombreuses sociétés contemporaines trouve donc son origine dans cette civilisation ancienne (la civilisation mésopotamienne s’étend d’environ -3500 à 539 av. J.-C.).
Malgré son importance historique, la Mésopotamie est souvent moins connue du grand public que l’Égypte antique ou la Grèce. Pourtant, les Sumériens, les Babyloniens ou encore les Assyriens ont profondément marqué l’histoire humaine par leurs innovations politiques, économiques et culturelles. Cette relative méconnaissance rend particulièrement intéressante l’étude d’ouvrages consacrés à cette civilisation.
L’ouvrage Histoire de la Mésopotamie de Véronique Grandpierre propose de revenir sur l’évolution de cette civilisation fondatrice. À travers cette étude, nous pouvons mieux comprendre comment les premières sociétés urbaines se sont organisées et comment elles ont posé les bases d’éléments qui structurent encore de nombreuses sociétés contemporaines.